Doit-on se réjouir du sort de Radio France et de France Inter en particulier, depuis l'installation de HEES et VAL? On avait compris que la nomination de ces deux transfuges de gauche à la tête respectivement de Radio France et de France Inter avait pour but de faire "nettoyer" les chaînes du service public de ses "gauchistes" PORTE et GUILLON. Le travail a été fait, et est allé même au-delà des espérances du donneur d'ordre, puisque même Nicolas DEMORAND quitte le navire, au grand dam de Philippe VAL qui a été surpris par la fulgurance de ce départ, appris dans l'entourage des assistants de l'animateur, par dépêche AFP alors même qu'avait été négociée une nouvelle émission en après-midi qui avait chamboulé tous les programmes d'Inter.
Pourquoi donc ne pas se réjouir de cette déconfiture? Parce qu'elle est voulue. Parce que le Président de la République ne nomme pas deux hommes connus pour leur sensibilité à gauche sans en attendre des retombées politiques. Et quelles pourraient être ces retombées politiques? Précisément la baisse d'audience d'une des radios la plus écoutée de France (France Inter), un espace qui fabrique de l'opinion et fournit des outils d'analyse critique à ses auditeurs. Si cette dernière phrase correspond à l'idée que vous vous faites du service public, ce n'est pas du goût de "l'actionnaire", comme le nomme VAL, l'actionnaire, alias Nicolas SARKOZY en personne. L'objectif est donc de défaire cette radio, au bénéfice des autres radios privées, dont les actionnaires cette fois-ci sont les vrais amis du Président. C'est simple et efficace.
Question : pourquoi le Président s'obstine à abrutir la population? Parce qu'une population cultivée ne cultive pas les mêmes aspirations culturelles et sociétales. La générosité, ce n'est plus la solidarité ou l'élan du coeur qui soude toute une nation, c'est plutôt la capacité d'inviter son ami sur un yacht, faire un tour de Falcon, ou bien payer sa tournée au Fouquet's, Rolex en main. Et ne me dites pas que vous n'en rêvez pas!