Archive pour catégorie Politique

HADOPI : une loi et un dispositif qui rapportent!

La Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI) est un dispositif qui fonctionne à merveille, n'en déplaise à ses détracteurs. Pour preuve, le dispositif devrait coûter plus de 300 millions d'euros à l'Etat, c'est-à-dire aux contribuables. La lourde tâche de surveiller le réseau n'est pas assurée par des agents de l'Etat qualifiés, mais à une société privée qui est chargée de réaliser ce fastidieux travail. Cette société a pour nom "Trident Media Guard", administrée par Thierry Lhermitte, qui en est également actionnaire.

Le secrétaire général de la structure HADOPI est Eric Walter, un proche de Nicolas Sarkozy. Le salaire de ce secrétaire général a été communiqué par une commission administrative : 180 000 € par an.

 

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Vent de panique sur France Inter

Doit-on se réjouir du sort de Radio France et de France Inter en particulier, depuis l'installation de HEES et VAL? On avait compris que la nomination de ces deux transfuges de gauche à la tête respectivement de Radio France et de France Inter avait pour but de faire "nettoyer" les chaînes du service public de ses "gauchistes" PORTE et GUILLON. Le travail a été fait, et est allé même au-delà des espérances du donneur d'ordre, puisque même Nicolas DEMORAND quitte le navire, au grand dam de Philippe VAL qui a été surpris par la fulgurance de ce départ, appris dans l'entourage des assistants de l'animateur, par dépêche AFP alors même qu'avait été négociée une nouvelle émission en après-midi qui avait chamboulé tous les programmes d'Inter.

Pourquoi donc ne pas se réjouir de cette déconfiture? Parce qu'elle est voulue. Parce que le Président de la République ne nomme pas deux hommes connus pour leur sensibilité à gauche sans en attendre des retombées politiques. Et quelles pourraient être ces retombées politiques? Précisément la baisse d'audience d'une des radios la plus écoutée de France (France Inter), un espace qui fabrique de l'opinion et fournit des outils d'analyse critique à ses auditeurs. Si cette dernière phrase correspond à l'idée que vous vous faites du service public, ce n'est pas du goût de "l'actionnaire", comme le nomme VAL, l'actionnaire, alias Nicolas SARKOZY en personne. L'objectif est donc de défaire cette radio, au bénéfice des autres radios privées, dont les actionnaires cette fois-ci sont les vrais amis du Président. C'est simple et efficace.

Question : pourquoi le Président s'obstine à abrutir la population? Parce qu'une population cultivée ne cultive pas les mêmes aspirations culturelles et sociétales. La générosité, ce n'est plus la solidarité ou l'élan du coeur qui soude toute une nation, c'est plutôt la capacité d'inviter son ami sur un yacht, faire un tour de Falcon, ou bien payer sa tournée au Fouquet's, Rolex en main. Et ne me dites pas que vous n'en rêvez pas!

 

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Rennes à 1H27 de Paris en 2014

Rennes, capitale bretonne, est en effervescence. L'arrivée annoncée du TGV qui la reliera à Paris en 1H27 seulement en 2014 a entraîné une restructuration de la ville. Le quartier de la gare, a cette occasion, va subir un remodelage opéré par l'architecte de renom, Jacques Ferrier. Après avoir réalisé le pavillon français pour l'exposition universelle Shangaï 2010, il aura donc pour mission de réaliser le projet "EuroRennes" voulu par Rennes Métropole, présidée par le socialiste Daniel Delaveau.

On ne peut parler de liaison nouvelle, puisque le TGV existe déjà entre Rennes et Paris, mais la très grande vitesse n'était jusqu'alors possible que de Paris au Mans. En 2014, les travaux engagés qui augmenteront enfin la vitesse jusqu'à Rennes premettront également de réduire la durée du trajet dans toute la Bretagne : Rennes-Vannes pour l'accès au Golfe du Morbihan, Rennes-Saint Brieuc pour accéder aux Côtes d'Armor, et enfin, Rennes-Brest pour accéder au Finistère.

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Le train de vie de la présidence française se distingue aussi au niveau européen

Non content de creuser le déficit de la France à un niveau rarement atteint (il faudrait remonter à la première guerre mondiale), le gouvernement français embarqué par Nicolas Sarkozy-Fouquet's a également marqué la gouvernance européenne, avec des dépense estimées à plus de 150 millions d'euros. Ce chiffre, révélé par un rapport de la cour des comptes est largement supérieur à la moyenne...

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La Bibliothèque Nationale de France et Google : vers un contrat?

Il y a quatre ans, Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) avait annoncé son intention de ne pas céder aux sirènes de Google, qui lançait un vaste projet de bibliothèque numérique universelle, un genre de Tour de Babel virtuel, accessible en ligne.

Le président de la BNF était alors formel : il n'y aura pas d'accords entre Google et la BNF. Annonçant par-là même que la BNF était déjà engagée dans un programme de numérisation de ses livres. Oui, mais cette numérisation a un coût, et face au budget de l'américain Google, la BNF ne fait pas le poids. L'argent étant le principal allié du temps en matière de numérisation, un petit budget suppose donc de façon tout à fait logique une numérisation plus étendue dans le temps, plus lente.

Aussi, lorsque mardi 18 août le quotidien économique La Tribune publie que la BNF pourrait confier la numérisation de ses livres à Google, le monde culturel était en effervescence. 29 grandes bibliothèques dans le monde ont déjà signé avec Google, rappele la Tribune, renforçant la crédibilité d'un accord.

Alors? S'agit-il d'un coup médiatique visant à tester le monde culturel, ou bien, comme l'a annoncé Denis Bruckmann dans le quotidien, "nos négociations avec Google pourraient aboutir d'ici à quelques mois"?

L'offre est très alléchante, puisque Google propose de numériser gratuitement des ouvrages, en échange de l'exclusivité de l'indexation dans les moteurs de recherche. Autrement dit, pour accéder aux ouvrages (gratuitement) l'utilisateur se rendra sur le site de Google livres et recherchera un ouvrage, qu'il ne trouvera nulle part ailleurs.

Seul problème, et de taille, du côté de la BNF comme du côté du Ministère de la Culture, on dit son étonnement concernant un tel accord. La BNF répond que s'il y a un accord, il ne se fera que sur la base des conditions fixées par la BNF, conditions qui n'ont pas bougé depuis 2005.

Quant à Frédéric Mitterrand, pris de vitesse pas les évènements, il s'est contenté de déclarer "sa volonté d'inscrire la numérisation du patrimoine culturel de l'Etat dans une stratégie globale".

"Stratégie globale", "licence globale", à quelques jours d'Hadopi 2, Google apporte son grain de sable dans la mécanique du tout numérique, tout embourbé qu'il est dans une affaire de droits d'auteurs liés à la numérisations, qui doit être tranchée dans les jours qui viennent en Amérique.

Sur Internet :

Google livres
La Tribune

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Le Premier Ministre François Fillon en Bretagne au sujet des algues vertes : une éolienne de plus en Bretagne?

Du vent. La Bretagne n'avait pas besoin d'une éolienne de plus, elle en est déjà bien pourvue. C'est pourtant ce qu'a décidé d'apporter le premier ministre en visite à Saint-Michel-En-Grève, dans les Côtes d'Armor. Officiellement, il est venu dire ce qu'il pensait des algues vertes, ce fléau qui ravage les côtes françaises et pour lesquelles il vient d'être prouvé leur caractère nocif pour l'homme. Cela valait bien un discours. Nous avons extrait l'essentiel du discours paru dans "Ouest France" daté du 20 août 2009 :

Mise en place d'une mission interministérielle «dans les jours qui viennent».

Vous l'aurez compris, nous sommes là dans le discours technocratique issu des techniques héritées de l'ENA. Des phrases passe-partout, vides de sens, mais qui ont pour mission - justement - de rassurer.

Par "mission" interministérielle, il faut comprendre des ministres qui vont se réunir autour d'un verre, avec leurs collaborateurs, au mieux, avec un kilo d'algues posé sur la table, et une réflexion très éloignée des salons de l'époque des lumières. Le but sera de déterminer les risques de cette algue, et d'en imaginer leur gestion. Une fois cette mission réunie ("dans les jours qui viennent" = quand tout le monde sera rentré de vacances), il faudra passer à l'étape suivante :

«D'ici trois mois faire des propositions»

Si la mission se réunit en septembre, en décembre, attendez-vous à des propositions fermes. Les algues vertes ne se développant rapidement qu'en périodes de fort ensoleillement, la "mission" ne pourra que constater son efficacité, puisque le volume d'algues aura été réduit. Il ne restera plus qu'à se féliciter des actions menées, et de la très grande efficacité de ce gouvernement décidément incroyable. Mais on peut aussi espérer que les habitants des zones concernées auront alors autre chose à penser en décembre. Au cas où, une petite étape supplémentaire pour la route :

La mission «proposera si nécessaire de renforcer les actions pour réduire les pollutions azotées".

Flûte! Nous sommes au coeur du problème! Mais en décembre! Car effectivement, il y a déjà des actions menées par les collectivités territoriales et les associations, mais ce qui est attendu, c'est un décret, une prise de décision ferme du gouvernement et non une pseudo agitation estivale afin de déterminer les causes de la prolifération de ces algues, déjà connue. Ne serait-il pas plus simple, Monsieur Fillon, d'en appeler dès à présent à une réduction des produits toxiques dont les rejets dans la nature contribuent au développement de ces algues vertes? On ne comprend pas qu'un gouvernement si prompt à produire des lois à la seconde, sans analyse préalable, ne puisse en faire de même lorsque les enjeux touchent à la santé publique, au bien-être d'un éco-système.

Monsieur Fillon "souhaite que le plan d'action puisse montrer ses premiers effets au printemps".

On vous le disait : au printemps, le volume des algues vertes aura été fortement réduit. La boucle est bouclée, et Monsieur Fillon aura d'ici là produit du vent, mais ailleurs...

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L’UMP part à l’assaut des régions pour les élections de 2010 : stratégie et analyse.

La guerre des régions a déjà commencé. Les tractations au sein de la droite n'en sont qu'un élément perceptible. Le second étant l'accompagnement des réformes phares de la rentrée.

Poursuite de l'affaiblissement du Parti Socialiste

La première des "missions" de l'UMP est la poursuite de l'affaiblissement du parti socialiste. Certes, ce parti n'a pas besoin de la droite pour s'affaiblir, la guerre pour son leadership étant la principale cause de ses maux, mais la droite l'y aide autant qu'elle le peut. D'ailleurs, une comparaison pourrait être vite faite entre les tentatives multiples de "ridiculiser" le parti par les principaux dirigeants du principal parti de droite, et les actions menées par Sergio Berlusconi en Italie pour tenter depuis des années de ringardiser le puissant parti communiste. En Italie, cette tentative s'est soldée par une transformation du Parti Communiste, qui a su se régénérer en changeant d'identité. Il a renoué avec la victoire grâce à des coalitions avec le centre gauche... puis a perdu les précédentes élections italiennes.

En France, la stratégie est différente et est somme toute assez simple dans son fonctionnement. Première étape : "l'ouverture". Qui en réalité n'en est pas une. Elle se calque sur le fonctionnement cupide de l'esprit humain, et sur son opportunisme. Lorsqu'on est issu d'un parti politique dans lequel on a exercé des fonctions importantes, et que l'on s'aperçoit soudain que l'on va faire partie de l'opposition pendant plusieurs années, on n'a pas forcément envie de se battre pour les idées de gauche (Kouchner, Rocard, Besson, Lang, Allègre...). Accepter de changer de camp, c'est s'assurer d'avoir des ressources financières pour les années à venir. Cette conception, très simpliste, est celle qui voit en un parti politique une entreprise à gagner. C'est une conception individualiste, il n'y a plus à proprement parler de projet politique ou d'idéologie, c'est l'intérêt personnel, au contraire, qui prévaut.

L'équipe de Nicolas Sarkozy (a dissocier des cadres de l'UMP, qui ne partagent pas tous cette conception) a bien compris l'intérêt d'ouvrir l'équipe gouvernementale à la "gauche". Cela permet de brouiller les idées chez les militants de gauche, qui se demandent quand même dans quel monde vivent-ils pour voir changer des personnalités politiques en lesquelles ils avaient placer leurs espoirs. Alors, soit ils pensent que de toute façon les politiques sont tous les mêmes, soit ils se disent qu'il faut évoluer, que ces socialistes qui changent de parti comme ils changent de chemise sont des progressistes. Dans un cas comme dans l'autre, les bénéfices pour la droite sont énormes : ils divisent le plus grand parti de gauche, engrangent de nouveaux militants "progressistes" et envoient les autres à la pêche ou à la pétanque le jour des élections. Restent les autres militants de gauche, les vrais, moins nombreux, plus faibles, moins utopistes, plus enclins à penser que la mondialisation dévorera tout. Ce ne sont pas les plus archaïques.

Mais cette première étape d'ouverture est à double tranchant pour la droite. Confondre les genres, c'est plutôt bien lorsqu'on a si peu de valeurs morales, mais encore faut-il qu'il reste du travail pour tout le monde à droite. Et on se souvient à ce sujet de l'agacement de Lelouch ou de Devedjan pour ne citer qu'eux, lorsqu'ils voyaient les gros porte-feuilles ministériels s'évanouir sous leurs yeux, pour des personnalités d'un parti opposé. Ceux-là, il aura fallu de la patience à la bande à Sarkozy pour se les mettre dans la poche!

La première étape de l'affaiblissement réalisée, il faut passer à la seconde.

Deuxième étape : après l'affaiblissement du Parti Socialiste en le dépossédant de ses membres les plus cupides, ambitieux ou opportunistes, l'affaiblir physiquement, sur le terrain.

Le problème, c'est la crise économique. Comment poursuivre une politique de droite lorsqu'on fait des cadeaux fiscaux aux plus riches, et qu'ils n'y a pas assez d'argent dans les caisses pour poursuivre la distribution des cadeaux aux plus priviliégiés des français? Avec un peu d'ingéniosité et le soutien de la presse, on y arrive. Ecoutez attentivement les journaux radio ou télé, il est très difficile d'y entendre la moindre critique sur la politique économique de notre pays. Pourtant, il y a de quoi se révolter. Imaginez un peu : un parti politique qui a toujours critiqué les dépenses de l'Etat lorsqu'il était dans l'opposition, et qui est à l'origine à lui seul d'un déficit public colossal. Traduction dans les médias, toutes les fois où l'on parlera de déficit, on associera "tous les gouvernements précédents, de gauche comme de droite". Ce qui n'est pas faut non plus, mais la gauche au pouvoir, cela fait longtemps qu'on ne l'a pas vue.

Pis encore, dans ce contexte économique difficile, lorsque les chiffres sont optimistes, c'est grâce à l'action du gouvernement. Dans le cas inverse, c'est à cause de la crise. Avez-vous entendu Christine Lagarde cette semaine fanfaronner sur les chiffres de la croissance? Elle a répété au moins quatre fois dans son entretien "grâce à Nicolas Sarkozy". Mais le plus gros dans cette affaire, c'est l'appel à un emprunt national. Les françaises et français ignorent peut-être encore de quoi il s'agit. Très concrètement, l'Etat demande de l'argent à de généreux prêteurs, et les rembourseront avec des intérêts qui tiendront compte du taux d'inflation. Mais qui prêtera? Celles et ceux qui en auront les moyens, et qui seront remerciés généreusement. Qui remboursera? Tous les contribuables, par le biais des impôts, y compris bien entendu ceux qui n'auront pas eu d'argent à prêter. Appelons-les "les pauvres".

Mais nous nous égarons, et oublions dans tout ça de parler de la deuxième étape dans la stratégie gouvernementale. Vous avez tous compris que les socialistes sont des ringards n'est-ce pas? Bon, le problème, c'est qu'il en reste encore, ils ne peuvent pas tous être recueillis dans l'arche de Nicolas. Mais où sont-ils donc? Partout, dans les villes, les cantons, les départements, les régions. Ah! Les régions. Nous y voilà. Je vous ai parlé de Christine Lagarde. Elle a aussi dit quelque chose de très important dans son discours, mis à part "gloire à Sarkozy" à plusieurs reprises. Elle a dit que ces chiffres de la croissance, pour la première fois positifs (mais elle n'a pas parlé des effets des soldes estivales et des répercutions sur la croissance), l'encourageait à poursuivre les réformes pour la rentrée, et particulièrement, la réforme sur la taxe professionnelle.

La taxe professionnelle : l'arme fatale contre la gauche.

Mais qu'est-ce donc que cette taxe professionnelle pour laquelle on n'y entend rien? Là encore, nous allons faire simple : la taxe profesionnelle est une taxe payée par les entreprises dans le territoire où elles sont implantées. Les bénéficières en sont les lycées professionnels et les collectivités territoriales. Cette taxe, disons-le clairement, sert à faire vivre les lycées professionnels, les conseils généraux et régionaux, bref, tous les services décentralisés, qui permettent à une région de rester autonome, en dépit des nombreux désengagements de l'Etat. Par exemple, lorsqu'un gouvernement de droite dit que le RMI et le RSA seront assurés par les départements en lieu et place de l'Etat, cela fait des frais supplémentaires pour les départements. Cela permet des réductions fiscales au niveau de l'Etat, mais une augmentation au niveau des impôts locaux.

Et justement, pour récupérer les régions perdues, la droite, sans scrupule aucun (mais avouons que c'est habile, disgracieux mais habile) va faire disparaître la taxe professionnelle.

La machine à gagner de la droite fonctionne, vous l'avez vu, comme un terrible rouleau compresseur. D'abord, applatir les idées, puis applatir les finances, pour régner en maître. Mais, me direz-vous. Ils vont quand même le payer un jour, non? Oui, ils le paieront peut-être un jour, en attendant, sans opposition audible, visible dans les médias, avec des discours forts mais honnêtes, la droite sera là pour longtemps encore.

Cerise sur le gâteau, et pour finir, pendant que la gauche se désagrège, la droite ratisse large, très large.

Car après avoir amoindri le centre en intégrant l'UDF en son sein et en marginalisant François Bayrou médiatiquement (car le Modem reste fort sur le terrain), la droite veut récupérer toutes les voix possibles, du centre gauche à l'extrême droite. Aïe! L'extrême droite. C'est un vilain mot. Mais qui peut croire que dans un pays démocratique où le parti d'extrême droite a réussi à hisser au deuxième tour d'une présidentielle son leader, les voix de l'extrême droite se sont évaporées? Personne! Car les voix sont toujours là, et Nicolas Sarkozy les a fédérées dans ses discours sécuritaristes et sa politique immigratoire qui a franchi les limites de l'acceptable dans les milieux des droits de l'homme. D'ailleurs, si ce n'est déjà fait, régalez-vous donc du petit article en dernière page du Canard enchaîné du mercredi 12 août. Vous y lirez (ou relirez) un aveu d'Alain Minc, un ami à Nicolas Sarkozy (enfin, l'ami de ceux qui ont du pouvoir...) qui déclare que Nicolas Sarkozy a gagné grâce aux voix d'extrême droite. "Admirable envolée d'Alain Minc, auquel "Le Point" (6/8) demande si c'est "au verbe d'Henri Guaino" que Sarkozy doit sa "victoire" de 2007 : "Pas du tout! C'est le pari faustien de Sarkozy de ramener les électeurs du FN qui s'est révélé gagnant, la musique de Guaino n'a fait que l'accompagner". C'est d'ailleurs un secret pour personne. Donc, imaginez les régionales avec les "brebis progressistes de gauche", les centristes égarés, les voix de l'extrême droite, la tentative de récupérer des écologistes perdus avec le Grenelle-de-l'environnement-poudre-aux-yeux, les électeurs traditionnels de la droite républicaine, plus, grande nouveauté, les électeurs de De Villiers qui a pactisé avec Sarkozy cette semaine, et avec lui, Chasse, Pêche, Nature et Tradition. Un grand "melting-pot" qui part à l'assaut des régions... A suivre!

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Difficile nouvelle pour l’agriculture française

L'Europe somme les agriculteurs français de rembourser des aides octroyées entre 1992 et 2002. Ces aides auraient faussé la concurrence au sein de l'Union Européenne. C'est ce qu'a annoncé Bruno Le Maire dans Le Parisien daté du 3 août 2009. Le montant du remboursement serait estimé à près de 500 millions d'euros. Une somme que les producteurs français ne peuvent pas supporter, selon leurs dires, car cela entraînerait bon nombre de producteurs à la ruine, dans un contexte économique peu favorable.

Sans jeu de mots, Bruno le Maire est la bonne poire du gouvernement, lui qui succède à Michel Barnier, devenu depuis peu, ironie du sort, député européen. C'est donc un lourd dossier que devra gérer Bruno Le Maire, trop conscient du risque pour la France de devoir payer des intérêts beaucoup plus lourds à supporter, dans l'hypothèse où le paiement ne serait pas exécuté très vite.

La question reste à savoir qui devra encore s'acquitter de la dette. La gouvernance Sarkozy a en effet embarqué la France dans un déficit public jamais atteint. Si la logique veut que les producteurs de fruits et légumes concernés remboursent cette somme, en pratique ce sera plus compliqué, car certains d'entre eux sont décédés depuis, d'autres ont fait faillite. Ce sera sans doute l'Etat, donc les contribuables, qui prendra certainement en charge cette dette agricole.
Au final, ce sera le consommateur qui sera doublement sanctionné : rembourser la dette, et continuer à payer des fruits et légumes à un prix qui ne permet pas, comme le veut le slogan martelé à l’excès, de manger au moins cinq fruits et légumes par jour…

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Francofolies : déprogrammation du rappeur Orelsan

Certains médias font feu de tout bois lorsqu'il s'agit de tirer à boulet rouge sur le la gauche en général, et le parti socialiste en particulier. Au cas où vous ne le sauriez pas, il y a une polémique estivale : le rappeur Orelsan n'est pas programmé aux Francofolies. Et les artistes, les médias s'indignent de cette déprogrammation. A l'origine, un clip illustrant son titre "Sale pute", un modèle du genre, dans lequel le jeune rappeur chante un texte d'une rare violence envers les femmes. Le texte, insoutenable, a été critiqué par de nombreuses associations, des politiques, des artistes. L'artiste, depuis, s'est excusé publiquement pour ces paroles, et il n'a jamais chanté cette chanson sur scène.

Et voilà que soudain, avec la déprogrammation des Francofolies, ce qui se fait le plus entendre, ce n'est pas les propos tenus (le clip circule toujours sur Internet, et l'artiste a tardé avant de présenter ses excuses, ce qui était plus perçu comme une tactique marketing liée à la pression de la maison de disques plutôt qu'un acte spontané et sincère), mais la déprogrammation. Et à votre avis, qui se cache - selon Jean-Louis Foulquier, fondateur du festival, derrière cette déprogrammation? Ségolène Royal! Et rien sur la teneur des propos.

Il est évident que cette censure n'est pas une bonne chose, mais cette question mérite plus qu'une conclusion aussi ridicule, privant un jeune artiste d'une prestigieuse scène d'une part, et stigmatisant une femme politique, parce que c'est dans l'air du temps, en lui prêtant des propos qui ne sont pas vérifiés, comme si, parce qu'il s'agit d'une femme, les médias pouvaient faire l'économie d'une enquête plus appuyée, et comme s'ils savaient déjà que de toute façon, leur toute puissance les mettra à l'abri de toute poursuite. On peut dire ce que l'on veut sur les politiques, mais on ne s'indignera jamais de propos aussi détestables que ceux véhiculés par le texte de ce chanteur. A suivre...

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Les mémoires de Jacques Chirac

Contrairement aux Etats-Unis, où le mandat d'un Président a toujours été plus court qu'en France, les chefs de l'Etat ayant exercé et encore en vie ne sont pas très nombreux. Giscard et Chirac. Mitterrand nous ayant quittés trop tôt, nous n'avons jamais pu goûter aux joies de lire ses mémoires, et sa période post présidentielle. Heureusement, la maison d'édition Robert Laffont a annoncé que les mémoires de Jacques Chirac seront disponibles en librairie pour le mois d'octobre, en principe... Nous pourrons alors nous délecter des délations sur ses contemporains, et d'une analyse d'un des derniers grands gaullistes traditionnels. Ce sera également la dernière publication, dans ce genre, d'un ancien Chef de l'Etat réellement cultivé, qui savait manier la langue dans le plus pur esprit républicain!

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